“Al-Massaa News – Abu Mohamed Elyas”
Alors que le besoin de renforcer les services de santé en milieu rural ne cesse de croître, les habitants des douars El Kaïd et Aït Massoud, à Tamenchert dans la périphérie de Marrakech, expriment un profond mécontentement face à la fermeture persistante d’un centre de santé dont les travaux ont été achevés il y a environ cinq ans, mais qui n’a jamais ouvert ses portes.
Les habitants ont confié au journal Al Omq Al Maghribi que le bâtiment, censé alléger leurs difficultés, est devenu un espace abandonné et exposé à des pratiques suspectes. Certains équipements, notamment des robinets, ont été volés, donnant l’impression que le centre avait été utilisé pendant des années avant d’être fermé.
Un résident a déclaré au journal : « Ce centre représentait notre espoir pour éviter le déplacement jusqu’au centre de Tamenchert, mais aujourd’hui, ce n’est qu’un bâtiment vide, inutile pour les habitants. Nous ne demandons pas grand-chose, juste l’ouverture de ce dispensaire pour accéder aux soins primaires et disposer d’un lieu pour les urgences. » Il a ajouté que le retard dans la mise en service accentue la souffrance des familles, en particulier celle des enfants et des femmes enceintes.
Selon les observations du journal, le centre de santé est situé dans une zone isolée, éloignée des douars El Kaïd et Aït Massoud, ce qui complique l’accès, bien qu’il demeure plus proche des habitants que le centre principal de Tamenchert. La route menant au centre est fortement encombrée par les déchets, aggravant les difficultés quotidiennes des habitants et renforçant le sentiment de marginalisation.
Dans une déclaration au journal, Tarek Massoud, président de l’Association de soutien aux actions sociales, sanitaires et environnementales de Tamenchert, a qualifié la situation du centre de « complexe », soulignant que « la zone où il a été implanté est éloignée des douars El Kaïd et Aït Massoud, située dans un lieu désert et dépourvue de tout moyen de transport, ce qui complique l’accès pour les habitants ».
Il a ajouté que « le centre de santé ne suffit pas à répondre aux besoins des douars de la taille d’Aït Massoud ou d’El Kaïd, ce qui rend son ouverture urgente et indispensable pour la population ».
Massoud a précisé que « le projet n’a pas été le fruit d’une étude approfondie sur les besoins en santé des plus grands douars de la commune de Harbil Tamenchert, mais a plutôt été soumis à des tractations politiques, ce qui a précipité son échec et empêché les habitants de bénéficier de ses services ».
